Le massage bien-être: un atout dans un parcours de santé intégrative.

Depuis début juin j’ai intégré un pôle sport & santé: Octopus. Une structure pluri-disciplinaire, fondée sur la complémentarité des pratiques et des professionnel.le.s, qui s’inscrit dans une démarche de santé intégrative. Je vous en dit plus dans cet article.

Qu’est ce que la santé intégrative ?

Rentrer dans un parcours de santé intégrative, c’est valoriser la complémentarité des pratiques médicales, para-médicales et complémentaires. C’est considérer l’individu dans son intégrité, respecter son mode de vie, ses croyances, son savoir, ses qualités, ses compétences, ses limites, afin de l’accompagner, de lui donner les clés pour qu’il.elle puisse poursuivre sa vie du mieux possible.

La santé intégrative consiste à ne plus considérer le.la patient.e comme un.e malade, mais se souvenir que c’est une personne vivant avec une maladie chronique, impactant son quotidien. Lorsqu’un diagnostic est posé, la prise de médicaments diminuant ou supprimant les symptômes est souvent insuffisant. Il lui faut désormais apprendre à vivre avec des maux, un traitement, et ses effets secondaires sur l’organisme, sur sa morphologie, ou sur son psyché. Des activités possibles avant la maladie, ne le seront peut-être plus, ou moins facilement. La guérison n’est pas un retour en arrière. Je la vois plutôt comme un parcours qui amène à ajuster son quotidien pour vivre avec la maladie, ou son souvenir. Pour se faire, le.la patient.e a besoin de mobiliser toutes ses ressources: son système immunitaire, son organisme, son corps, son mental, ses proches, ses compétences psycho-sociales, la connaissance qu’il.elle a de lui.elle-même …

Le massage bien-être dans un parcours de santé intégrative.

Il existe autant de manière de masser qu’il existe de masseu.r.se, je vous parlerais ici de ma façon de travailler.

La maladie est l’occasion de se confronter à la douleur: une sensation et une expérience émotionnelle désagréable en réponse à une atteinte tissulaire réelle ou potentielle ou décrites en ces termes, (définition de l’association internationnale pour l’étude de la douleur). Les neurosciences ont montré que le stress, une mauvaise qualité de sommeil, l’état d’esprit … peuvent influer sur la perception de la douleur. D’un point de vue concret, voilà comment le massage bien-être peut aider:

  • être contenu, soutenu pendant un massage permet d’être rassuré.e, apaisé.e, de créer une relation de confiance avec son environnement.
  • maintenir un bon schéma corporel, et une bonne image corporelle.
  • l’effet antalgique dû à la libération d’endorphines augmente le seuil de tolérance à la douleur.
  • l’action sur le système sympathique et parasympathique diminue la production du cortisol (l’hormone du stress).
  • favoriser la libération d’ocytocine, aussi appelée hormone du bonheur ou du plaisir.
  • l’assouplissement du système musculaire, permet de soulager les contractures, raideurs, tensions.
  • une meilleure oxygénation des tissus en agissant sur la circulation sanguine et lymphatique.
  • l’action sur le système lymphatique, et le cortisol améliore le système immunitaire.

D’un point de vue plus subtil, le massage est un espace d’introspection. C’est tourner un miroir vers l’intérieur de soi pour observer notre contenu. L’autre vient littéralement mettre le doigt (ou la main, le coude, le pied !) sur nos tensions, nos cicatrices, nos blessures. Révélant des zones sensibles auxquelles nous nous attendions, d’autres non, et parfois la bonne surprise de constater que cet endroit que nous appréhendions, est finalement assez serein. Chaque massage étant l’occasion de prendre conscience de l’évolution, des fluctuations, des adaptations de notre corps à notre quotidien. Se faire masser régulièrement, c’est prendre l’habitude de s’écouter. Ce qui nous permet d’adapter nos activités, ou notre emploi du temps, en fonction de notre état global.

Pour qu’une séance de massage soit optimale, une relation de confiance et d’écoute est nécessaire. L’observation de soi n’est pas chose facile. Lorsque je reçois quelqu’un.e au cabinet, je souhaite créer un espace d’échanges, dans un cadre sécurisant et bienveillant, pour faciliter le lâcher-prise. Je débute le massage par une discussion, pendant laquelle commence l’aspect introspectif. J’amène la personne à verbaliser ses sensations, à les nuancer pour affiner l’expression de ses émotions, et de ses besoins. Mon objectif est de traduire cela en gestes techniques, pour répondre au plus juste à ce qui a été dit. Le massage se termine comme il a commencé, par la parole, si le besoin se fait sentir de déposer son resenti.


Pour conclure, une séance de massage bien-être est l’occasion de mobiliser ses ressources. S’écouter, se détendre, se connaître, afin de reconnaître ses sensations, et être en capacité d’exprimer ses émotions et ses besoins… Mais n’attendons pas de rencontrer la maladie pour développer et optimiser ces compétences.